Publié le 30 Septembre 2019
Louise Eugénie Alexandrine Marie David, plus connue sous le nom d’Alexandra David-Néel est née le 24 octobre 1868 à Saint-Mandé, elle est morte à près de 101 ans le 8 septembre 1969 à Digne-les-Bains. C'est une orientaliste, tibétologue, chanteuse d'opéra et féministe, journaliste et anarchiste, écrivaine et exploratrice, franc-maçonne et bouddhiste française.
Elle fut, en 1924, la première femme occidentale à atteindre Lhassa, capitale du Tibet, exploit dont les journaux se firent l'écho un an plus tard et qui contribua fortement à sa renommée, en plus de ses qualités personnelles et de son érudition. Source Wiki.
Une femme d'exception qui dès son plus jeune âge a un contact spirituel avec ce qui l'entoure et en particulier avec la nature. Peu de temps avant sa mort elle disait : " Je sais que je ne sais rien et que j'ai tout à apprendre ".
page 296 Journal de voyage/1 (11 août 1904 – 26 décembre 1917) Alexandra David-Neel.
"Peut-être suis-je, comme les personnages des vieux romans de chevalerie, « enchantée ». Peut-être quelque magicien, quelque fé m'ont-ils jeté un sort. Le même « sort » qui lie les Bouddhas et ceux qui les suivent, qui les rive à cette « autre voie » qui n'est pas la voie ordinaire. Les hindous connaissent bien cela, ils disent : Nivritti marga et pravritti marga (…) Pravritti marga c'est la voie où l'on croit à la réalité du monde et du « moi » où l'on cherche la satisfaction de ce « moi » dans tout ce qui peut l'accroître, l'intensifier, faire vibrer ses sens. Nirvritti marga, c'est celle par où l'on marche, si lentement soit-il, vers la dissolution du « moi », la cessation de la soif d'être en tant qu'individualité qui est la cause donnant naissance à des « moi » successifs. C'est la route de la paix, de la sérénité. Pour si peu qu'on en ait goûté, de cette route, comment pourrait-on la quitter... Il faudrait être un triple fou. D'ailleurs, le pourrai-on ? Je ne crois pas au libre arbitre. Comment un être, produit de causes antérieures, qui est né d'elles, qui est elles, comment pourrait-il agir en dehors de l'influence de ces causes ? Je suis mes parents, mes ancêtres, mes maîtres, les livres que j'ai lus, les aliments que j'ai mangés, l'air que j'ai respiré, les gens que j'ai hantés, les milieux où j'ai vécu. Pour tout cela réuni, toutes ces particules de vies venues d'éléments si multiples et divers, qui font mon « moi », je n'en ai pas d'autre. Je ne crois pas que l'on aille par un choix à cette voix du nivritti, c'est elle qui s 'ouvre devant nous".
Lorsqu'on voyage à la découverte d'autres pays qu'on dit plus pauvres que le nôtre, on constate que les gens manquent de tout ce qu'on a chez nous et qu'à cause de cela ils ne peuvent pas être heureux, mais attention le peu qu'ils ont représente parfois une richesse dont nous ne comprenons ni le sens ni l'importance, alors nous arrivons avec nos mains tendues, nos appareils photos.. mais nous ne sommes pas toujours les bienvenus. C'est à nous d'oublier d'où nous venons, ce que nous sommes pour pouvoir mieux comprendre ces gens d'ailleurs. Leur vie simple est bien souvent plus riche que la nôtre.
Ma chère Michèle MamieRousse, pour te faire connaître un peu mieux cette grande dame je t'envoie aujourd'hui de quoi la découvrir. Bonne lecture mon amie.
“Il ne faut pas vouloir du bien aux gens en dépit d’eux et contre leur volonté. Chacun sait, mieux que personne, ce qu’il lui convient.”
Alexandra David-NéelDe Alexandra David-Néel / La lampe de sagesse
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