Publié le 23 Septembre 2013
LETTRE A MOI-MEME
de Françoise MALLET-JORIS
Née LILAR à ANVERS en BELGIQUE le 6 juillet 1930 et décédée le 13 août 2016 à Bry-sur-Marne
Femme de lettres belge et française, écrivain de renom et membre de l'Académie Goncourt de 1971 à sa démission, en 2011.
EXTRAIT .... Y a-t-il une autre raison d'écrire ce livre que la note du médecin et celle du percepteur, le plaisir patient de la recherche des mots correspondant soudain aux images, l'habitude qui date de l'enfance, de ces heures paisibles, de ce rassemblement ; et l'éditeur qui attend, le lecteur qu'il "ne faut pas lasser" par une production trop abondante , mais non plus "décourager" par une périodicité trop espacée ....
Paradis page 51 " Lettre à moi-même "
Des citations parmi d'autres
dans DIVINE : Douloureuse la perte...Mais plus terrible le manque. L'absence. Non, pas l'absence, car l'absence est perte encore, a un contraire. Ce qui n'a jamais été : cette fenêtre condamnée dans le couloir de notre enfance.
dans ALLEGRA : Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ?
dans LE REMPART DES BEGUINES : Il y avait quelque chose d'effrayant dans mon attirance pour Tamara, quelque chose de semblable à mon désir de vide en me penchant par la fenêtre, ou à celui de rencontrer en nageant dans le lac le tourbillon dangereux, pour voir.
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