Publié le 1 Février 2014
Prose du Labyrinthe de Stéphane Martial édité chez Le coin de page
Très intéressant à parcourir toujours, les proses de Stéphane Martial sont étonnantes et son vocabulaire toujours extrêmement riche. Voici une prose choisie c'est ma préférée
Fleurs d'été
Aube, tu flottes aux lisières des forêts commune suaire blanc, spectre d'un futur visionnaire qui se dissipe sur l'étang.
Brune, tu déposes à mes pieds dépouilles opimes, or et argent, dans l'apothéose de ton crime d'un jour marqué d'un peu de sang.
Ainsi l'été tire ses chaînes vers la nuit - gouffre effréné - qui nous aspire et nous entraîne vers des abîmes d'obscurité.
L'adolescence, dans un halo, plane comme la lune sur les eaux. Son reflet tel un cher passé ravive des instants oubliés.
Les fleurs de cet âge ambigu convoquent succès et refus. Pour retrouver leurs doux parfums, il faut pouvoir se recueillir sur les tombes des amours défunts.
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